Djibouti. De roc, de sable et de sel

La Corne de l’Afrique est un terrain de choix pour les photographes. La variété de ses paysages, le dégradé de ses couleurs et la beauté de sa lumière en font un sujet saisissant. La série d’ouvrages publiés depuis 2011 chez Non Lieu par Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Franck Gouéry démontre, s’il en était besoin, le caractère éminemment photogénique de ces terres et de leurs habitants.

Dernier opus de cette série, paru il y a moins d’un mois, Djibouti. De roc, de sable et de sel propose à ses lecteurs 150 photographies en couleurs, qui donnent à voir les paysages lunaires de la rive Nord du Golfe de Tadjourah, la forêt primitive du Day, l’incroyable lac Assal, exploité pour son sel, et tant d’autres choses encore. Rien, sans doute, ne vaut un séjour prolongé, pour apprécier la beauté des paysages et la bonté des hommes. Cet ouvrage, toutefois, offre à quiconque n’en aurait pas eu la chance un voyage par procuration.

Franck Gouéry, administrateur européen à la Commission européenne et maître de conférence à l’IEP de Paris, et Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, philosophe, juriste, politologue et directeur de l’IRSEM, présentent leur ouvrage comme suit :

Terre incandescente et inhospitalière, Djibouti est le point de rencontre de trois rifts formant des paysages désertiques “de roc, de sable et de sel”.

Dénué de ressources naturelles autres que la mer, le soleil, le vent et la chaleur, ce minuscule Etat de l’Afrique de l’Est est pourtant un acteur essentiel de la région. Stratégiquement situé, Djibouti est la porte de la Corne de l’Afrique, et le port du géant éthiopien enclavé. Havre de stabilité entre l’Érythrée totalitaire et la Somalie décomposée, il est l’œil du cyclone et accueille la plus importante base militaire française à l’étranger.

Cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1977, dispose surtout d’atouts touristiques spectaculaires où le minéral domine et le vivant est en sursis : de la banquise de sel du lac Assal aux cheminées de calcaire ocre aux formes surréalistes du lac Abbé, en passant par la mystérieuse forêt du Day, les gravures rupestres d’Abourma et les mangroves de l’île de Moucha.

Cet ouvrage est une invitation au voyage sur cette terre volcanique inondée «de lumières et d’espaces», qu’avaient décrite en leur temps Monfreid, Gary, Kessel et Rimbaud.


Pour citer cet ouvrage :

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